Son parcours
Hannes Matt conseille les entreprises et les institutions financières sur les risques liés au climat et à la nature, fort d'une expérience dans la finance durable et le financement de la restauration des écosystèmes. Chez terrabella, il apporte un éclairage axé sur le risque et la finance : pourquoi l'adaptation est économiquement rentable et comment évaluer les risques liés à la nature.
En détail
Mon approche de la durabilité est avant tout économique. Dans le monde des affaires et de la finance, j'ai constaté pendant des années un schéma récurrent : les questions climatiques et naturelles sont souvent perçues comme un simple impératif moral, et rarement pour ce qu'elles sont réellement : des risques matériels déterminants pour la pérennité d'un site, d'une entreprise ou d'un modèle économique.
C'est pour combler ce fossé que je travaille depuis lors. J'ai étudié la sociologie, les sciences politiques et l'économie à Friedrichshafen, puis la communication économique à Berlin. Sur le plan professionnel, j'ai participé à l'élaboration de la stratégie et du pilotage d'un fonds d'investissement dédié à la restauration des écosystèmes : il s'agissait de capitaux réinvestis dans la nature plutôt qu'extraits de celle-ci. Chez KPMG, j'ai conseillé des banques et des gestionnaires d'actifs sur l'évaluation des risques climatiques et naturels et leur intégration dans les dispositifs de gestion des risques. Aujourd'hui, j'exerce en tant qu'indépendant, à cheval sur les deux versants de ce marché : j'accompagne les éditeurs de logiciels d'analyse des risques climatiques et naturels dans le développement et le positionnement de leurs produits, tout en conseillant leurs utilisateurs — qu'il s'agisse d'institutions financières ou d'entreprises de l'économie réelle — sur l'évaluation et la gestion de ces risques.
La méthode de terrabella intervient précisément là où le risque reste généralement abstrait : sur le terrain, dans des lieux concrets, au plus près des personnes qui y vivent et y travaillent. L'adaptation est le point de bascule où le risque se transforme en action ; quant aux solutions fondées sur la nature, elles concilient logique financière (prévention des dommages, renforcement de la résilience) et logique écologique sur un même territoire. Ma contribution repose sur la perspective que je maîtrise le mieux : associer l'indicateur chiffré à la mesure concrète, sans que l'un ne se substitue à l'autre.




